Coupe du monde des clubs : un format qui divise toujours autant
Calendrier surchargé, primes record et intérêt sportif discuté : un an après sa refonte, la compétition continue de partager joueurs, entraîneurs et supporters.
Un an après sa grande refonte, la Coupe du monde des clubs n'en finit plus de faire débat. D'un côté, des primes astronomiques et des affiches inédites entre continents. De l'autre, des organismes poussés à bout et un calendrier au bord de la rupture.
L'argument économique
Sur le plan financier, le succès est indiscutable. Les clubs participants se partagent une enveloppe record, et même les éliminés du premier tour repartent avec un chèque équivalent à une demi-saison de droits TV domestiques pour certains championnats.
Les audiences suivent : les huit matchs les plus regardés de la compétition ont tous dépassé les scores de la finale de la dernière Ligue des champions sur plusieurs marchés asiatiques et américains.
Le revers de la médaille
Mais le corps médical tire la sonnette d'alarme. Les joueurs ayant disputé la compétition affichent un taux de blessures musculaires supérieur de 27 % lors des trois mois suivants, selon une étude d'un syndicat de joueurs.
« On ne peut pas ajouter des matchs indéfiniment et s'étonner que les organismes lâchent. Il faudra choisir », prévient un préparateur physique réputé.
Entre intérêts économiques et santé des joueurs, l'équation semble insoluble. Les discussions sur une réduction du format ou une rotation des participants sont déjà ouvertes pour la prochaine édition. Le feuilleton ne fait que commencer.
À propos de l'auteur
N. Manzara
Rédacteur en chef
Journaliste sportif passionné depuis plus de dix ans, N. Manzara décrypte l'actualité du football, du basketball et des sports mécaniques avec un œil tactique affûté.